Communiqués / Thèmes

Thème du numéro 47 :
Collections

Sous la direction de Richard Raymond
ahuntsic@hotmail.com
Date de tombée : 1er décembre 2008
 
COLLECTIONS
Yves Saint-Laurent en a fait de nombreuses pendant plus de 30 ans. Ma mère, juste une. Ils ne sont pas les seuls, j’en connais d’autres. Alain est toqué de Tintin, et Françoise, de Mickey. Ils les voient partout : dans leur bol à soupe, leur lit, au mur, sur une tablette ou à la télévision. Mais là où ils les voient avec délice, c’est dans leur tête. Ce sont des maniaques, comme moi. Je craque pour les signets. Flambant neufs, de préférence. Comme Yves Berger.
Et vous, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui vous allume ? Les cartons d’allumettes, les lampes Tiffany, les tableaux de Picasso, vrais ou faux, les stylos, les téléviseurs ou les téléphones (certains foyers en comptent jusqu’à six, on n’est pas loin de la collection) ? On peut collectionner les livres (trivial pour un.e écrivain.e), les papillons (cruel pour un.e écologiste), les pièces de monnaie (le délice de l’avare !), les billets de stationnement (l’enfer de l’automobiliste).
Les idées aussi, ça se collectionne, comme les sentiments, les enfants (Joséphine Baker en avait adopté une ribambelle), les échecs, amoureux ou professionnels, les rituels, les groupes de croissance, les souvenirs. Qu’estce que vous collectionnez ? Et pourquoi ? Pour remplir un vide affectif ou une étagère ? Compulsivement ou nonchalamment ?
Collectionner, c’est ramasser, réunir, rassembler. Et collectionner, c’est toujours être en état de manque, comme un narcomane. Car tous les collectionneurs sérieux vous le diront : la pièce la plus importante, c’est toujours celle qui manque à une collection. Collectionner, c’est donc chercher sans cesse, pister et sentir l’émoi de qui trouve. Balzac parle de ces « échanges, bonheur ineffable des collectionneurs ». Échanger, c’est partager. Alors, partagez votre plaisir, votre passion, votre vice. Écrivez-nous une histoire pour notre collection d’histoires de collection...

Thème du numéro 48 :
Hypocondriaque, moi ?

Sous la direction de Suzanne Myre
suzon002@yahoo.ca
(4000 mots au maximum)
Date de tombée : 1er mars 2009
 
HYPOCONDRIAQUE, MOI ?
Quand j’étais petite, au moindre éternuement, ma mère me disait : « Ça y est, tu as attrapé le rhume. » Je jouais trop intensément à l’élastique ? « Si tu te fatigues trop, tu vas finir au sanatorium (comme moi). » Pas surprenant que dès qu’apparaît un symptôme louche, je le regarde comme s’il s’agissait de la maladie fatale et incurable qui me mènera à ma tombe (ou mon urne) ! Il est vrai que je peux maintenant nager une demi-heure sans me fatiguer, mais maman n’est pas là pour voir ça.
Et vous, la maladie dans votre vie, dans votre optique (guérie par ces épaisses lunettes sans lesquelles vous ne pourriez lire ce qui suit), elle se porte comment ? Il y a tant d’éléments polluants, d’aliments trafiqués, de microbes ambiants, de gens qui trimballent un air témoignant d’une santé psychologique fragile. Qu’elles soient physiques, mentales ou psychosomatiques, les maladies sont réelles. Elles sont tout autour de nous, elles sont des possibilités, des ennemis, rarement le contraire, bien que parfois, elles apparaissent pour « nous dire quelque chose ». Que vous disent-elles, à vous ? Vous inspirent-elles une courte nouvelle où vous pourrez expier un virus qui vous démange, partager une angoisse, une anxiété qui vous dévore la nuit ? Se tapit-il en vous un personnage cinglé, affecté de tics nerveux ou de dégénérescence physique, ou un petit animal innocent porteur d’une maladie endémique qui risque de décimer la planète ? Laissez-vous aller. Marchez par le bout du crayon sur le chemin de la guérison. Enlevez ce diachylon, ce plâtre, cette attelle, renoncez à cette petite pilule rose. J’attends avec impatience vos textes, en espérant y trouver mon remède, à moi.
 
Thème du numéro 49 :
Sur le pont

Sous la direction de Pierrette Denault et de Anne Brigitte Renaud
abrenaud@sympatico.ca
(4000 mots au maximum)
Date de tombée : 1er  juillet 2009
 
SUR LE PONT
De la passerelle à l’arc, du pont imaginaire au pont d’or, lequel de ces ponts empruntez-vous pour aller à la rencontre de l’Autre ? Votre pont est-il un pont dormant ou un pontlevis ? À péage ou gratuit ? Couvert ou effondré ? Solide comme le pont de Québec ou en reconstruction ? L’invitation est lancée aux auteures et auteurs des Cantons de l’Est, membres de l’AAACE, et aux auteurs et auteures de l’Outaouais, membres de l’AAAO, à danser ensemble sur le pont en nous soumettant une nouvelle inédite. Un fiancé traverse sur le pilier d’un pont pour crier son amour ? Un clandestin se cache sous un pont pour échapper au contrôleur ? Deux enfants se donnent rendezvous sur un petit pont de corde ? Quelqu’un se jette dans le vide du haut d’un pont ? Votre oncle Arthur a perdu son pont ou coupé les ponts avec vous ? Le pont qui vous reliait au monde extérieur vient d’être emporté par les crues ? Et que dire de tous ces traversiers, ponts mobiles entre deux rives ?
Envoyez nous vos textes !

Protocol de rédaction :
Avant de nous envoyer une nouvelle, n’oubliez pas de vérifier les points suivants :
• Vos nom et coordonnées : Indiquez votre nom sous le titre et vos coordonnées (incluant votre adresse électronique) à la fin du texte.
• Mise en pages : 25 lignes par page ; pas de justification à droite ; pas d’en-têtes ou de notes en bas de page (au besoin, notes en fin de texte ; un seul espace entre les phrases ; un espace insécable devant les points-virgules, deux-points, point d’interrogation et d’exclamation.
• Notice biobibliographique : Joignez une brève notice biobibliographique (5 à 8 lignes).
Le cachet pour un texte publié dans Virages est de 50 $.
 
Avis aux bibliothécaires et à notre lectorat :
À l’automne 2003, nous avons publié un premier numéro spécial, intitulé « Vers une étude de la nouvelle franco-ontarienne » et numéroté « Numéro spécial I ». Nous nous sommes par la suite rendu compte que nous n’aurions pas dû créer ainsi une deuxième série, notamment pour qu’il n’y ait pas de confusion avec la numérotation des codes barres. Le numéro spécial aurait donc dû porter le numéro 24 et celui de l’hiver 2003, le numéro 25. Pour rectifier notre erreur, le numéro du printemps 2004 porte le numéro 26.